Introduction
Rapport publié ( 05.05.2004) par le Conseil d’Analyse Economique du Premier Ministre. La révolution numérique constitue-t-elle une troisième révolution industrielle ? Nous fait-elle basculer dans la société de l’information ? Quelles politiques pour lutter contre la fracture numérique ? Quelle gouvernance mondiale de l’Internet ?
Sources.
Telles sont les questions que Nicolas Curien et Pierre-Alain Muet abordent dans leur rapport, élaboré dans le cadre de la préparation du Sommet mondial sur la société de l’information, organisé par l’ONU et l’UIT, qui se tient à Genève en décembre 2003 puis à Tunis au printemps 2005.
Le rapport au format pdf
le site du Conseil d’Analyse Economique du Premier Ministre
Repères.
Le rapport soutient que la révolution numérique n’est pas seulement une évolution de l’information et de la communication, mais bien une troisième révolution industrielle. Le fonctionnement et les usages actuels du système Internet constituent une sorte de « laboratoire », préfigurant des phénomènes qui régiront à terme une part importante des activités socioéconomiques.
Parmi ces phénomènes moteurs de la « révolution numérique », figurent notamment l’émergence de l’entreprise en réseau et la recomposition de la gestion des savoirs et de la connaissance.
Essentiel.
La révolution numérique: une nouvelle révolution industrielle
La rapport met en évidence un paradoxe: les TIC devaient favoriser l’économie de marché et renforcer la mondialisation pure et dure, réputée asociale. Or on constate que les biens informationnels ont les caractéristiques des biens publics : « la marchandise information devient comme une idée, on ne la perd pas en la communiquant à autrui ».
On constate également que les biens informationnels sont la source de mutualisations de comportement : « les consommations individuelles, loin de s’exclure, se valorisent mutuellement ;’utilité de chaque consommateur est renforcée par la présence des autres sur un même réseau ».
Quelles politiques publiques ?
Les auteurs font le constat que la France reste en retard, même si des progrès considérables ont été réalisés ces dernières années. A la fin 2002, seulement 56 % des entreprises de toutes tailles disposaient d’un site Internet en France, à comparer à plus de 80 %, en Allemagne, au Royaume-Uni et dans les pays scandinaves.
Repères.
• introduire les TIC dans le système scolaire
• ouvrir des classes informatiques des écoles et lycées aux parents
• recommandation que l’État invite les grands distributeurs à proposer une offre intégrée d’entrée de gamme, comprenant micro-ordinateur, accès à l’Internet et maintenance.
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