Le territoire comme catalyseur
Les trois grandes conditions peuvent se concrétiser et se combiner par la « magie » d’un territoire.
Celui-ci attire des investissements en connaissance (par exemple des capacités de R&D et de financement). «Le territoire local permet de transcender les frontières entre institutions et organisations pour créer un espace de spillovers locaux. L’exemple qui vient à l’esprit est évidemment celui de la Silicon Valley mais quelques cas dans les pays en développement montrent qu’il s’agit aussi d’une voie possible et peut être unique de développement des économies locales vers l’EFS».La gestion mutualisée des connaissances entraînera une transformation des relations inter-entreprises, dans le cadre d’un territoire virtuel (communauté de connaissances, partage de bonnes pratiques) ou réel (groupement d’entreprises d’une zone d’activités mutualisant leurs pratiques).
L’information devenue une marchandise à part entière engendre de fortes économies d’échelle et génére une économie hybride « dans laquelle la coopération se mêlera intimement à la concurrence (coopétition) : les grands groupes côtoieront les start-up, la standardisation n’exclura pas les initiatives innovantes, le logiciel libre cohabitera avec le logiciel propriétaire, la constitution « gratuite » d’audiences sera paradoxalement une source essentielle de la création de valeur ». Les entreprises disposent en leur sein de tels territoires, parfois « virtuels », tout en disposant de la même attractivité : un service R&D partagé entre plusieurs sites géographiques, par exemple.
Entreprise Fondée sur le Savoir
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