Entreprises, TIC et développement durable
Les TIC sont-elles compatibles avec le développement durable ?
Après avoir souligné que les TIC facilitent la croissance demandons nous comment elles sont réellement compatibles avec le développement durable.
Le développement des TIC accélère le processus de développement des produits nouveaux, et par voie de conséquence induit un renouvellement plus fréquent et une obsolescence plus rapide. Globalement les outils issus des TIC qui favorisent le développement durables sont disponibles, mais en pratique leur usage se heurte encore à des obstacles variés. Par exemple l’organisation d’une téléconférence pour remplacer une réunion classique ne devient un réflexe qu’après une période d’apprentissage.
La course à la dernière version de chaque logiciel s’accommode guère de développement durable . La nouvelle version est toujours plus gourmande en ressources, et cela invite à migrer vers une machine plus puissante, donc plus consommatrice d’énergie.
Selon cet article, un Avatar de Second Life consomme autant d’énergie qu’un brésilien.
Selon des recherches récentes, rapportées dans ce billet, l’exécution de deux recherches sur Google à partir d’un ordinateur de bureau peut produire environ la même quantité de dioxyde de carbone qu’une bouilloire pour préparer une tasse de thé. Voir la réponse de Google qui considère que mille recherches sont équivalentes à un kilomètre parcouru par une automobile
Entre TIC et développement durable, que font les entreprises ?
Selon une enquête de Computerworld le concept d’informatique verte fait son chemin parmi les directeurs de systèmes d’information des grandes entreprises, mais à petits pas.
La Commission Européenne encourage les entreprises. Chaque année, les « EMAS Awards » (European Eco-Management and Audit Scheme ou système communautaire de management environnemental et d’audit) célèbrent et encouragent les meilleures pratiques de gestion de l’environnement.
De nombreux produits et services sont désormais marqués d’une préoccupation verte. L’hébergement de sites internet est un exemple marquant. Depuis un peu plus de deux ans l’hébergeur Dreamhost le revendique, (achat de certificats d’énergie propre) rejoint par beaucoup d’autres depuis comme celui-ci ou celui-là . Dans une autre vision, comme par exemple Solarspread qui se présente comme la première plateforme fonctionnant 100% à l’énergie solaire, l’idée est d’utiliser directement une énergie renouvelable. Mais le précurseur est l’hébergeur californien AISO qui porte cette préoccupation depuis 1997.
En France l’hébergeur Ikoula a fait le choix du vert avec http://monsiteestvert.fr/ Il constate qu’un serveur dédié standard consomme six fois plus d’énergie qu’un congélateur classe A et qu’avec son option il divise sa consommation par 3.
Gazelle est un site qui propose de racheter tous les appareils électroniques (téléphones, jeux, PC, etc) pour les recycler. Voir la vidéo de présentation. Chez nous le Gouvernement s’est engagé à développer une filière nationale de collecte, de reconditionnement et de redistribution d’ordinateurs dans une démarche d’économie solidaire et de qualité environnementale. Voir le site http://www.ordi2-0.fr/
La notion d’éco conception est maintenant largement développée. Elle dispose d’une palette de méthodes et d’outils développés par l’ADEME, les ARIST , des chambres de commerce ou la communauté européenne. Un questionnaire d’auto-évaluation est disponible sur le site http://www.eco-conception.fr
cd2e Création Développement EcoEntreprises propose une plateforme Analyse du Cycle de Vie (ACV) et éco-conception.
Comme on le voit beaucoup d’initiatives existent mais les relations sont complexes. On lira donc avec intérêt les conclusions et les orientations du rapport Petit.
Technorati Tags: tic, développement-durable, informatique-verte, eco-construction, green-IT, hébergement-vert
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